Comment relancer un client qui ne paie pas, sans abîmer la relation
Un impayé n'est pas toujours un signe de mauvaise foi : oubli, facture perdue dans une boîte mail, service comptable du client débordé. La façon de relancer compte autant que le fait de relancer.
Étape 1 : le rappel simple, avant échéance
Un message court, quelques jours avant la date d'échéance, rappelant le montant et la date : "Petit rappel, la facture n°... arrive à échéance le...". Ce n'est pas une relance d'impayé, c'est une prévention. Elle évite une grande partie des retards liés à un simple oubli.
Étape 2 : la relance à échéance dépassée
Si la date est passée sans paiement, le ton reste factuel et professionnel : rappel du numéro de facture, du montant, de la date d'échéance dépassée, et une question directe sur le délai de règlement prévu. Pas d'accusation, juste des faits.
Étape 3 : la mise en demeure
Au-delà d'un certain délai (à définir selon votre politique interne, souvent 30 à 60 jours), un courrier plus formel s'impose, avec mention explicite des conséquences en cas de non-paiement persistant. C'est aussi le moment d'évaluer si le dossier doit être transmis à un tiers (recouvrement, conseil juridique).
Ce qui rend une relance efficace
- La régularité : relancer systématiquement, pas seulement quand on y pense.
- La traçabilité : garder un historique de qui a été relancé, quand, et pour quel montant.
- La clarté : chaque relance doit rappeler le numéro de facture et le montant exact, sans ambiguïté.
Automatiser le suivi des échéances — savoir en un coup d'œil quelles factures sont en retard et depuis quand — est souvent ce qui fait la différence entre une trésorerie sous contrôle et des impayés qui s'accumulent sans qu'on s'en aperçoive.


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